Laurence Vlasman
Psychologue clinicienne et psychanalyste à Versailles
Laurence Vlasman
Psychologue clinicienne et psychanalyste à Versailles

Une alliance thérapeutique

C’est en 1913 que, pour la première fois, Freud employa le terme « d’alliance thérapeutique ».
Derrière cette expression, il faut comprendre qu’aucune thérapie ne peut se dérouler sans que soit mise en place une bonne relation entre le patient et le psychothérapeute, ce qui passe par une alliance thérapeutique. 
Plus précisément, le patient doit avoir confiance dans son psychothérapeute et je dirais même, avoir un bon «  feeling » avec celui-ci. 
Quant au psychothérapeute, il se doit d’avoir un bon positionnement reposant en premier lieu, sur la bienveillance ainsi que sur une certaine neutralité visant à favoriser le bon déroulement de la psychothérapie.
En tant que psychothérapeute, je favorise une collaboration active, fondée sur une appréciation partagée des problèmes rencontrés. Dans ce cadre, j’aide le patient à élaborer sur le plan psychique afin de lui permettre de prendre conscience des causes et des conséquences de sa propre souffrance, et des obstacles auxquels il est confronté, dans le but de l’aider à avancer et à trouver des solutions.
Selon Carl Rogers, les qualités qu’un psychothérapeute se doit d’avoir sont : l’empathie, l’authenticité et la bienveillance.
L’empathie du thérapeute consiste en sa capacité à ressentir ce que vit le patient au plus près. Pour aller plus loin dans cette idée, il importe de préciser que mon expérience en Psychothérapie institutionnelle m’a permis de découvrir la pensée et le positionnement de Jean Oury (psychiatre-psychanalyste). D’après ce dernier, être au plus près de ses patients consiste à se placer dans une dimension phénoménologique de la souffrance psychique. 
Au-delà, il n’existe pas de bonne thérapie sans désir. Je dirais même sans la rencontre de deux désirs, à savoir celui du patient et celui du psychothérapeute. Le désir du psychothérapeute est un élément essentiel et hautement thérapeutique. 
Pour cette raison, le thérapeute doit être « authentique ». Il doit trouver les mots justes et les prononcer à bon escient et au bon moment. Et ce, afin d’aider le patient à libérer la parole vraie. 
En effet, il importe de garder à l’esprit que « la vérité libère ». Ce pourquoi le thérapeute doit permettre à son patient de libérer « sa » vérité, en instaurant un cadre bienveillant et en faisant montre de compassion. 

Laurence Vlasman, psychologue clinicienne à Versailles

En ce qui concerne les notions de transfert et de contre-transfert en thérapie

Dans le cadre d’un travail thérapeutique, le patient va projeter sa problématique sur son thérapeute et cela, de manière le plus souvent inconsciente. 
De ce fait, le thérapeute est soumis à de fortes pressions émotionnelles ce qui l’oblige à se préserver.
Dans le même temps, il doit aussi comprendre les situations rapportées par son patient, en se plaçant du point de vue de ce dernier, et non pas du sien. 
Pour ce faire, il est donc indispensable que le psychothérapeute fasse un travail sur lui-même et qu’il puisse bénéficier d’une supervision, par un thérapeute d’expérience, pour échanger autour de ses patients afin d’assurer le bon déroulement des thérapies qu’il met en place avec ses propres patients, et éviter ce que l’on nomme « le burn out du psy ». 

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